Les jeunes filment
leur quotidien

Le club de jeunes de la Liberté a tourné un film sur le quotidien du quartier. Huit apprentis journalistes ont interrogé les habitants pendant les vacances de la Toussaint.

«On a filmé Bambou. » Claude, l’incontour- nable jardinier du quartier de la Liberté, ne pouvait échapper à la caméra. Julia, Nourame et Élias ont réglé le trépied. Capté les mots du personnage. « L’idée, c’est de montrer à quoi ressemble le quartier, sa vie, les gens qui y habitent », explique Inès. Huit membres du club de jeunes de la Liberté et du Pont-Morineau ont profité de leurs vacances de la Toussaint pour tourner un film.

Star des rushes : le quotidien du lieu. « Le sujet, ce sont ces jeunes de 11 à 14 ans qui l’ont choisi », appuie Katel, l’animatrice. Sweats barrés du hash- tag Initiatives sur le dos, Nathan, Ayoub et Sacha ont trimballé leur caméra au pied des tours, place de la Liberté. « On a un peu travaillé sur le scéna- rio au début de la semaine, mais l’objectif c’était surtout de se laisser guider par les gens que l’on croise dans la rue », expose Élias.

J’ai appris à découvrir des endroits que je ne connaissais pas.

Johanna, l’animatrice vie de quartier, a eu droit au jeu des questions/réponses. Cadrée, aussi, l’incontournable épicerie solidaire. « Moi qui habite le Pont-Morineau, j’ai appris à découvrir des en- droits que je ne connaissais pas », avoue Timoté. Des recoins que le groupe veut montrer à tous. « Ce travail mérite d’être valorisé », reprend Katel.

La bande des huit avait prévu une avant-première, lors de la Semaine des initiatives, organisée en novembre par la maison de quartier. La crise sanitaire décalera la diffusion. « Forcément, on a pensé à YouTube », insiste le spécialiste, Élias. Histoire qu’Internet égrène la vidéo. « On veut que tous les Yonnais puissent visionner notre travail. » Leur boulot, les apprentis journalistes en sont plutôt fiers. « Ils peuvent, car ils ont tout mené de A à Z. La préparation, la technique, les inter- views, le montage… », avoue Katel. Interpellé les passants, exposé leur projet et dompté la caméra. « Je pensais qu’elle allait être plus lourde », rigole Élias. Des sourires, ils en ont enregistré à la pelle. « C’était drôle de filmer nos voisins », avoue Julia. Des riverains qui vont pouvoir se voir à l’écran. Bambou parmi les autres…